Voyage / Transport

Voyage annulé pour maladie grave : l'assurance doit jouer

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Voyage annulé pour maladie grave : l'assurance doit jouer

Arlette S. avait réservé un voyage au Japon pour elle et sa famille. Lorsque son mari tombe gravement malade quelques mois avant le départ, elle est obligée d’annuler. Mais l’agence refuse de la rembourser.

 

Arlette S. se faisait une joie de partir au Japon, découvrir le pays des nouilles soba et des combats de sumo. Voilà pourquoi elle avait réservé dès juin 2010, pour elle et sa famille, un voyage organisé d’une dizaine de jours, qui devait avoir lieu en septembre 2011. Mais, quatre mois avant le départ, son mari fait une récidive de cancer. Il subit un lourd traitement, au terme duquel les médecins lui déconseillent très fortement, compte-tenu de son état, d’entreprendre un long voyage. Le couple annule donc la réservation et demande le remboursement à l’agence.

 

Une police d’assurance couvrant les « événements graves »

Celle-ci tarde à s’exécuter, malgré les nombreuses relances. « Nous avons même envoyé un recommandé à l’agence à Marseille et au siège à Paris », se souvient Arlette S. Cette jeune retraitée ne connaît pas les lois applicables à son litige, ni les recours qui lui sont ouverts. Mais elle sait que le contrat qu’elle a signé était accompagné d’une police d’assurance lui permettant, en cas d’événement grave, d’obtenir l’annulation du voyage et son remboursement. « Et je pense quand même que le cancer de mon mari entrait dans la catégorie « événements graves » ! »

OBTENIR LE REMBOURSEMENT

 

« Pour une somme modique, on a obtenu gain de cause »

Excédée par le comportement de l’agence de voyages qui refuse d’activer la police d’assurance, Arlette S. décide de faire valoir ses droits en justice. Après une recherche sur Internet, elle tombe par hasard sur le site DemanderJustice.com, auquel elle confie son litige. Peu après l’envoi de la première lettre recommandée, la directrice de l’agence, qui avait jusqu’à présent toujours refusé de lui répondre, l’appelle pour lui annoncer qu’elle serait remboursée. Effectivement, son compte est crédité quatre jours plus tard. « Pour une somme modique, on a obtenu gain de cause. C’est une grande satisfaction ! »

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