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Mots clés : prélèvement non autorisé, prélèvement bancaire non autorisé, litige banque, conflit banque, remboursement, agio, découvert, accord, virement

Les prélèvements bancaires non autorisés

 REVOIR  Demander Justice au 20 H de 

 

Certaines sociétés mal intentionnées parviennent à contourner la vigilance des banquiers et à prélever de l’argent sur le compte d’un client, sans son accord. Si elle ne parvient pas à prouver que le prélèvement était autorisé, la banque sera alors tenue responsable et devra rembourser la somme prélevée. Explications. 

 

➜ Peut-on prélever de l’argent sur un compte sans l’accord de son titulaire ?

 

Non. Selon la loi, un prélèvement bancaire ne peut être réalisé qu’avec l’accord (contrat signé, accord écrit, etc.) du titulaire du compte (article L. 133-6 du Code monétaire et financier). Dans le cas contraire, le prélèvement est considéré comme une opération non autorisée (article L. 133-7 du Code monétaire et financier).

 

➜ En cas de prélèvement non autorisé, qui est tenu responsable ?

 

C’est la banque qui sera tenue responsable, sauf si elle parvient à démontrer qu’elle n’a commis aucune faute dans la gestion du compte et que le prélèvement avait bien été accepté par son titulaire (article L. 133-23 du Code monétaire et financier).

 

A savoir

La banque ne peut se contenter d’alléguer que le bénéficiaire du prélèvement disposait des coordonnées bancaires (RIB) du compte prélevé pour dégager sa responsabilité. La loi l’oblige à apporter des éléments de preuve concrets, démontrant que le prélèvement ne résulte pas d’une erreur de sa part.

 

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➜ Le titulaire du compte peut-il récupérer l’argent prélevé ?

 

Oui. Pour cela, le titulaire du compte doit signaler à sa banque le prélèvement non autorisé, dans les treize mois suivant la date du débit (article L. 133-24 du Code monétaire et financier). Sauf à prouver que le prélèvement était en fait autorisé, la banque doit recréditer  « immédiatement » (article L. 133-18 du Code monétaire et financier) le compte de la somme prélevée. Elle doit également rétablir le compte dans l’état où il se serait trouvé si l’opération n’avait pas eu lieu. Ainsi, si l’opération a provoqué un découvert et conduit au paiement d’agios, ceux-ci devront également être remboursés.

 

A savoir

En plus du remboursement de la somme prélevée, la loi autorise le titulaire du compte à négocier avec sa banque une indemnité complémentaire, en guise de dédommagement pour le tort causé par le prélèvement litigieux (article L. 133-18 du Code monétaire et financier).